COMITE DIRECTEUR AUTEUIL

 
Le Rassemblement UMP est en campagne. Lors du Comité Directeur à Auteuil vendredi 17 février, plus de 300 élus, présidents et représentants des sections ont apporté un soutien sans réserve à Nicolas Sarkozy, pour la présidentielle, et à Gaël Yanno et Éric Gay pour les législatives.
 

Après l’accueil du maire de la commune, Georges Naturel, Pierre Bretegnier et Bernard Deladrière ont rendu compte des travaux des comités de pilotage « Après 2014 », du bilan de l’accord et du schéma stratégique industriel et minier, avant les interventions successives de nos deux candidats Eric Gay et Gaël Yanno. Le comité directeur a été clôturé par l’intervention très attendue du président Pierre Frogier.

Téléchargez ICI l’intervention de Pierre Frogier.

Visionnez ICI les photos du Comité Directeur.

 
Éric Gay, secrétaire général du mouvement et candidat dans la 2ème circonscription, a ensuite précisé l'état d'esprit dans lequel il aborde cette campagne :
 
« J'irai, Pierre, avec ma personnalité, mes convictions, nos valeurs communes, et surtout, l'immense énergie pour défendre ce chemin politique que tu as tracé ces derniers temps, et que je partage en totalité. C'est un chemin de paix, c'est un chemin de reconnaissance, c'est un chemin d'avenir pour nos enfants, et toutes les communautés de Nouvelle-Calédonie. »

Bâtissons notre futur partagé dans la France. Ce sera le slogan d'Éric Gay pour cette campagne aux législatives, et il a annoncé que sa suppléante appartiendrait à l'Avenir ensemble, et il nous explique pourquoi :
 
« L'union de nos familles politiques est nécessaire pour convaincre nos concitoyens que nous voulons bâtir, construire, à l'inverse de nos adversaires, et notamment de Calédonie ensemble, qui ne propose rien, bloque les institutions, méprise les indépendantistes et les mélanésiens. Ils sont dangereux, ils ne font que chercher à détruire, sans respect pour qui que ce soit. Ils cassent. Nous construisons. »

Puis Gaël Yanno, candidat à sa propre succession dans la première circonscription, s’est exprimé sur la présidentielle, et il appelle à la mobilisation en faveur d'un président courage, d'un président vérité, et d'un président solidarité.
 
« Le candidat qui regroupe le courage, la vérité et la solidarité, c'est le candidat que nous allons défendre et soutenir pendant les semaines à venir. C'est, bien évidemment, Nicolas Sarkozy. »

Le prochain quinquennat couvre la période de sortie de l'Accord de Nouméa. Avec Nicolas Sarkozy à l'Élysée, nous pourrons être sereins, déclare Gaël Yanno, qui lance un défi.
 
« Faire en sorte que déjà le record que nous avions battu, le 22 avril 2007, c'est-à-dire 50 % de voix pour Nicolas Sarkozy, dès le premier tour en Nouvelle-Calédonie, 63 % de voix au second tour, eh bien, ce soir, je vous lance un défi : nous devons faire mieux le 22 avril 2012 : plus de 50 %, dès le premier tour, pour Nicolas Sarkozy, et faire mieux, le 6 mai 2012, plus de 63 % de Calédoniens pour Nicolas Sarkozy, également. »

Enfin, le président Pierre Frogier est revenu dans son intervention sur le projet politique que le Rassemblement portera pendant ses prochaines campagnes électorales. Un projet qui vise à installer durablement la Nouvelle-Calédonie dans l'ensemble français, dans le respect de sa propre personnalité et la reconnaissance de sa double identité. Et le président du Rassemblement est revenu notamment sur la méthode qu'il a adoptée et il a fustigé l'immobilisme :
 
« Oui, nous voulons installer durablement la Nouvelle-Calédonie dans la France, dans une large autonomie et dans le respect de son identité propre, et de sa personnalité. Et nous voulons le faire avec l'adhésion du plus grand nombre. Ce projet d'avenir, qui sera soumis à la consultation de nos populations, nous devons l'imaginer, le préparer, l'élaborer, le discuter avec nos partenaires indépendantistes, c'est comme ça que se bâtit un destin commun. Vous devez comprendre que pour relever ce défi, nous sommes obligés de bousculer les lignes, de défricher, d'inventer et d'innover. C'est la raison pour laquelle, ces dernières années, j'ai pris plusieurs initiatives qui, souvent vous ont étonnés ou déroutés, qui parfois même vous ont contrariés. Mais, je suis persuadé qu'il fallait le faire, je l'ai fait, persuadé que le pire, c'est l'immobilisme. »

Un immobilisme dont nous avons souffert, ajoute Pierre Frogier, qui regrette que, ces dernières années, les partenaires de l'Accord de Nouméa aient géré au jour le jour, sans véritables perspectives. Pour lui, cela amenait à une voie sans issue, jusqu'au référendum de sortie de l'Accord de Nouméa qui aurait été un retour à la case départ. Et il dénonce un vide stratégique en expliquant comment on en est arrivé là :
 
« Parce que les signataires de l'Accord de Nouméa étaient dans le culte exagéré du calcul, dans la soumission à l'impératif de l'immédiat, dans l'incapacité à établir des priorités dans tout ce qu'exige de nous l'Accord de Nouméa. Alors, ça sera divisé comment ? De leur côté, les indépendantistes engrangeaient de petits acquis, issus souvent de leurs vieilles revendications et finalement, sans savoir, où ça pouvait les mener, et sans savoir d'ailleurs où ils voulaient aller. Et puis nous, de notre côté, nous laissions faire parce que, confortés, rassurés par notre majorité, mais en nous demandant finalement, tout de même, comment cela allait finir. »

Pour remédier à ce vide stratégique, Pierre Frogier prône un pouvoir transformateur. C'est ce qu'il a fait, explique-t-il, en prenant l'initiative des deux drapeaux ou en proposant un nouveau partage institutionnel. Ces gestes forts, dit-il, ont changé la manière d'appréhender les choses :
 
« Ce choix, que nous avons fait, est un choix transformateur, car ces propositions ont remis en cause la raison d'être d'un système, d'une manière de voir la politique et d'une manière de construire notre avenir. Ce choix, ce n'est, ni un plan, ni une méthode, mais un acte de détermination et nous avons redonné ainsi un sens à l'Accord de Nouméa. Désormais, nous pouvons rechercher une solution institutionnelle innovante, qui puisse être acceptée par la très grande majorité des Calédoniennes et des Calédoniens. Cette solution passe par des liens renouvelés avec la République. Elle devra prendre en compte nos spécificités, notre personnalité, notre éloignement géographique, notre double identité française et océanienne, notre amour de la France, de son histoire et de ses valeurs. Elle devra nous laisser plus de liberté et nous offrir plus de responsabilités. Mais vous le savez, cette solution ne pourra s'établir que dans la France. »

Cette solution ne pourra s'établir que dans la France, martèle le président du Rassemblement. Et il exhorte les Calédoniens à ne pas avoir peur :
 
« N'ayez pas peur. Ne croyez pas ceux qui vous disent que l'indépendance gagne du terrain .Croyez-vous vraiment que les indépendantistes y croient encore ? Ils se sont ouverts sur le monde, ils ont mesuré les exigences de la responsabilité politique, ils veulent être reconnus, ils veulent que leur identité soit respectée, et croyez-vous vraiment qu'ils aient encore envie de rompre avec la France ? »

Et Pierre Frogier s'adresse aussi à ceux qui lui reprochent d'avoir fait trop de concessions. L'ultime concession, dit-il, ce sont les indépendantistes qui la feront :
 
« Je sais que certains d'entre vous ont le sentiment que nous avons fait trop de concessions, qu'il n'y a rien eu en retour, qu'il n'y a rien eu en échange. C'est vrai. C'est vrai que nous sommes en droit d'attendre de leur part moins de frilosité vis-à-vis de leur base, plus de détermination et probablement plus de courage. Mais, je veux dire à ceux qui doutent qu'il y a tout de même des signes qu'ils ne veulent pas voir, des évolutions qu'ils veulent ignorer, des mots qu'ils ne veulent pas entendre, des silences qu'ils ne veulent pas interpréter. Il faut comprendre que l'ultime concession, ce sont nos partenaires indépendantistes qui la feront, quand, avec nous, ils choisiront librement d'inscrire notre avenir dans la France. C'est dans la France que notre destin commun a commencé il y a 163 ans, c'est dans la France qu'il va se poursuivre et que tous ensemble nous allons le construire. »

Nous sommes les seuls à porter un projet d'avenir, déclare Pierre Frogier aux membres du comité directeur du Rassemblement, un projet qu'il définit comme généreux, courageux, moderne, réaliste et juste.
 
Nicolas Sarkozy soutient cette démarche, déclare également le président du Rassemblement UMP qui rappelle les propos du chef de l'État dans son discours de Paita, et plus récemment, lors de ses vœux à l'outre-mer en Guyane.

Et sans surprise, le Rassemblement soutient Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. Tous les intervenants l'ont martelé, et Pierre Frogier parle même d'un soutien sans réserve.
 
« Nicolas Sarkozy connaît la Nouvelle-Calédonie, il l'aime, la comprend. Il sait et voit où nous voulons aller et il est prêt à nous accompagner. Alors, dans la campagne présidentielle qu'il vient d'engager, qui sera difficile, dans le combat pour les valeurs qu'il s'apprête à mener, pour l'énergie qu'il déploie pour la France, pour le courage qu'il montre face à la crise et aux conflits et pour l'affection qu'il nous porte aussi, nous seront à ses côtés, sans réserve, sans états d'âme, et de toutes nos forces. Notre soutien entier et de chaque instant lui est acquis. »
 
Et dans ce contexte, le président du Rassemblement UMP lance un nouvel appel à l'entente républicaine pour ce soutien à Nicolas Sarkozy, il appelle à l'union la plus large des partisans de la Calédonie dans la France :

« Dans cette campagne présidentielle, je sais que, comme nous, Harold Martin, l'Avenir ensemble, ont déjà fait le choix de soutenir Nicolas Sarkozy. Mais, il faut sans attendre que d'autres nous rejoignent. Il est en tout cas impératif qu'ils se déterminent et je souhaite sincèrement qu'ils le fassent rapidement. Et je n'ose imaginer qu'ils envisagent de confier notre avenir à un autre candidat. En clair, j'invite Philippe Gomès et Calédonie ensemble à s'engager avec nous dans la campagne de soutien à Nicolas Sarkozy. »
 
Un appel dont on ne sait pas s'il sera entendu. Mais l'autre grand rendez-vous, c'est la campagne aux législatives, et le Rassemblement a déjà ses candidats.
 
« Gaël-Éric, Éric-Gaël, ce sera notre ticket gagnant pour cette échéance capitale, si importante pour le Rassemblement et pour la Nouvelle-Calédonie. Deux pour tous, tous pour deux, c'est, j'en suis convaincu, l'état d'esprit dans lequel nous devons nous lancer dans cette campagne. Nos candidats, Gaël Yanno, Éric Gay, vous les connaissez bien, je les connais moi aussi, et parfois, même, il m'arrive de les deviner. Leurs personnalités sont fortes, leurs atouts sont nombreux, leurs qualités sont grandes. Et pour nous, il n'y a pas de doute, ils constituent le meilleur binôme, le duo gagnant pour le Rassemblement. »
 
Pierre Frogier qui a dressé le portrait des deux candidats en les présentant comme les meilleurs dans leurs circonscriptions respectives, et qui a dit sa confiance dans leur victoire.
 
Le Rassemblement UMP a donc lancé sa double campagne, présidentielle et législatives.

SARKOZY - MEETING DE MARSEILLE

Dimanche 19 février, devant plus de 15 000 personnes, au Parc Chanot de Marseille, Nicolas Sarkozy est venu parler de son combat pour la France qu'il aime. "J'y vais avec une force de conviction à proportion de l'amour que j'ai toujours éprouvé pour ce pays " a lancé le candidat sur les acclamations de l'assistance.

Retrouvez le discours de notre candidat et toutes les infos de campagne sur http://www.lafranceforte.fr/
 

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