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La version imprimée sera disponible à la permanence du Rassemblement-UMP à partir du 1er décembre 2010.
CONGRES DU RASSEMBLEMENT-UMP
23 OCTOBRE 2010 – HALLE DES SPORTS DE BOULARI, MONT-DORE
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Nous avons tenu ce samedi 23 octobre, à la Halle des sports de Boulari au Mont-Dore, notre Congrès en présence de Dominique PERBEN. Près de 2500 adhérents se sont retrouvés pour ce congrès, à la fois studieux et convivial, qui a vu l’adoption de plusieurs motions.
Eric GAY, secrétaire général, a rappelé le chemin parcouru depuis 2005, en soulignant que le Rassemblement-UMP était véritablement redevenu le 1er parti politique de Nouvelle-Calédonie en impulsant ces derniers mois une vraie dynamique dans le débat politique:
« Cette mission essentielle, nous l’assumons autour de notre Président Pierre FROGIER, avec la foi, le dynamisme et la conviction qui nous animent depuis toujours, dans la cohérence d’une démarche politique qui doit permettre aux calédoniens de toutes origines de vivre en paix et en sécurité dans leur Territoire, la Nouvelle-Calédonie et dans leur pays, la France. » (Télécharger le discours d'Eric GAY)
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UN CONGRES STUDIEUX ET CONVIVIAL
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La matinée a été consacrée au travail en atelier, les adhérents ont préparé des motions, qui ont ensuite été soumises au congrès et adoptées à l’unanimité. Les militants étaient invités à s'exprimer au travers de bulletin bleu pour dire leur accord, blanc pour s'abstenir et rouge pour dire leur opposition. |
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ATELIER 1 : TRANSFERTS DE COMPETENCE ET CORPS ELECTORAL
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Gaël YANNO animait l’atelier consacré au corps électoral, et selon la motion votée, cette question doit être un sujet essentiel des discussions sur l’avenir. Le Rassemblement-UMP défendra le retour à un corps électoral glissant, avec une condition de résidence de 10 ans. (Télécharger le panneau et la motion).« Le Rassemblement UMP, premièrement, refuse l'éventualité d'une extension de ce corps électoral gelé à d'autres types d'élections. Deuxièmement, considère que la question de la redéfinition du corps électoral doit constituer l'un des sujets essentiels des discussions qui s'ouvriront pour préparer la sortie de l'Accord de Nouméa. Troisièmement, défendra, dans le cadre de ces discussions, un retour à un corps électoral glissant, avec une condition de résidence de 10 ans. »
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ATELIER 2 : BILAN DE L’ACCORD DE NOUMEA
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Pierre BRETEGNIER animait l’atelier sur le bilan de l’Accord de Nouméa et a précisé la vision que défendra le Rassemblement-UMP: (Télécharger le panneau et la motion)« Nous proposons de confirmer la lecture du Rassemblement de l’Accord de Nouméa, c'est-à-dire, inscrire la Nouvelle-Calédonie dans une nouvelle relation avec la France, à l’intérieur de la République. L'Accord de Nouméa ne mène pas à l'indépendance, mais à une très grande autonomie. C'est, comme le disait Michel Rocard, "la décolonisation dans la France". Deuxième point : les provinces doivent revenir au centre du dispositif institutionnel et la province Sud, retrouver ses marges de manœuvres financières. On ne va pas se laisser étrangler. »
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ATELIER 3 : DISCUSSIONS APRES 2014
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Bernard DELADRIERE animait l’atelier sur les discussions après 2014 avec là aussi une motion adoptée à l’unanimité: (Télécharger le panneau et la motion)Il y a deux principes qui se sont vraiment dégagés de cet atelier.
C'est, un, le principe que la Nouvelle-Calédonie restera française tant que ses habitants le décideront, le voudront. C'est à eux qu'appartient la décision.
Deuxièmement, il y a une grande ouverture sur l'évolution du futur statut, sur vraiment l'autonomie la plus large possible, mais sans toucher aux compétences régaliennes qui doivent relever de l'État, parce que les compétences régaliennes sont les attributs d'un État indépendant, et le Rassemblement UMP ne veut pas de l'indépendance.
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ATELIER 4 : MINES ET METALLURGIE
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Michel QUINTARD animait l’atelier Mines et Métallurgie proposant la résolution suivante: (Télécharger le panneau et la motion)« Une gestion optimisée des ressources minières en donnant tous les moyens à une haute autorité de la mine, pour arbitrer la répartition de cette richesse. Les critères de cette gestion devront respecter trois impératifs : maximiser la valeur ajoutée dégagée au profit de la Nouvelle-Calédonie, préserver la durée de vie des gisements, et troisièmement, prendre en compte les contraintes environnementales. »
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DES MOTIONS POUR DEFINIR UN PROJET
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À travers ces motions, le Rassemblement UMP arrête les positions qu'il défendra dans les différents comités qui ont été mis en place par le haut-commissaire, dans le cadre de la préparation de l'avenir.Dans son discours de clôture, Pierre Frogier est revenu sur le projet du Rassemblement UMP qui veut ancrer durablement la Calédonie, avec sa propre personnalité et son identité plurielle, dans l'ensemble français : (Télécharger le discours de Pierre FROGIER)
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« Un vrai projet, un projet généreux, un projet cohérent et novateur. Mais un projet sans concession sur l'essentiel : l'avenir de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Alors, ne vous laissez pas intoxiquer ou déstabiliser. Ne croyez pas ceux qui disent que nous avons changé. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous proposons, tout ce que nous engageons a pour but d'inscrire durablement l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, mais avec sa propre personnalité, avec son identité plurielle dans l'ensemble français. C'est le sens de tout ce que nous avons fait et proposé ces derniers mois. »
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UNE LARGE AUTONOMIE DANS LA REPUBLIQUE
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Le projet du Rassemblement UMP, c'est celui d'une large autonomie en confiant à la République française l'exercice des compétences régaliennes, a rappelé Pierre Frogier, en insistant sur la nécessité d'innover, d'inventer, d'imaginer une solution innovante. Le président du Rassemblement est également revenu sur la proposition des deux drapeaux, en exprimant la conviction que c'est ce qui a ouvert les chemins innovants du possible, que ce sont les fondations sur lesquelles tout pourra se construire de façon durable :« Cette levée des deux drapeaux, c'est pas une concession. Ce n'est pas une concession. C'est un signe d'acceptation mutuelle. Nous avons reconnu, dans le drapeau identitaire kanak, le symbole de l'identité mélanésienne et océanienne de la Nouvelle-Calédonie. Mais parallèlement, les indépendantistes ont reconnu, dans le drapeau tricolore, la souveraineté de la France sur la Nouvelle-Calédonie. Alors, comme vous, je veux que le drapeau bleu blanc rouge, le drapeau français, continue de flotter partout en Nouvelle-Calédonie. Et je suis convaincu que désormais, ces deux drapeaux ne redescendront plus, ni l'un, ni l'autre. Et je le répète : ni l'un, ni l'autre. »
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Pierre Frogier a aussi voulu attirer l'attention sur la situation financière de la province Sud. Il s'est demandé par quel cheminement tortueux de l'esprit, au nom de quelle étique des politiques, qui sont responsables de la situation préoccupante de la province Sud, pouvaient faire semblant de l'ignorer ou s'en désintéresser, avec un mépris affiché. Il a ajouté que cette attitude délibérée pourrait, dans un futur proche, l'amener à prendre de très lourdes décisions.
Mais en conclusion, c'est un message de confiance que Pierre Frogier a voulu délivrer, notamment en direction de jeunes : confiance dans l'avenir et confiance aussi dans l'économie calédonienne. Un message de confiance relayé par Dominique Perben, l'ancien garde des sceaux et ancien ministre des DOM-TOM, qui était l'invité de ce congrès du Rassemblement UMP.
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INTERVIEW de Dominique PERBEN
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Dominique Perben : « J'ai perçu, vraiment, l'enthousiasme et la détermination. La détermination sereine, la détermination autour des orientations fixées par Pierre Frogier, orientations qui ont été approuvées à l'unanimité, alors qu'elles sont, pour une bonne part, audacieuses, lucides, courageuses, généreuses. Et vraiment, ça se sentait. J'ai été frappé par l'ambiance, encore une fois, à la fois sympathique mais aussi très déterminée. »Question : Vous parliez de propositions audacieuses. Il pouvait y avoir une certaine inquiétude chez un certain nombre de militants du Rassemblement, peut-être, en tout cas, dans la population, avec la proximité des échéances qui vont arriver, 2014-2018. Est-ce que vous pensez que les Calédoniens peuvent aujourd'hui avoir confiance ?
Dominique Perben : « J'en suis absolument convaincu et c'est aussi le message que je voulais délivrer, au nom de l'UMP et puis aussi au nom de toute ma famille politique, du Gouvernement, du Président de la République, et dire aux Calédoniens : vous pouvez avoir confiance, la France a confiance en vous, nous vous faisons confiance pour imaginer, par vous-mêmes, les solutions d'avenir pour la Nouvelle-Calédonie, qui peut trouver toute sa place, avec sa personnalité et ses identités particulières, le symbole des deux drapeaux. Tout cela peut très bien se construire durablement, dans la République, dans une formule à trouver, à imaginer, pour laquelle nous sommes tout prêts à vous accompagner. Voilà quel était, au fond, le message de Paris, pour simplifier les choses, que j'ai délivré aujourd'hui. Et je l'ai fait avec, en plus, ma connaissance personnelle des acteurs de la Nouvelle-Calédonie. Je sais que les femmes et les hommes de ce pays, dans leur diversité, avec leurs différences d'opinions, ont cette capacité à construire ensemble quelque chose d'ambitieux pour le pays. »
Question : Vous faisiez allusion aux deux drapeaux. Très franchement, vous qui connaissez bien la Nouvelle-Calédonie, quand Pierre Frogier a fait cette proposition, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Est-ce que vous avez compris tout de suite ?
Dominique Perben : Est-ce que vous voulez que je vous dise ce que j'en ai pensé ? J'ai dit chapeau, bravo, il est gonflé, mais il a raison. Voilà ce que j'en ai pensé. Vous savez, dans la politique, il y a des moments calmes, des moments où on gère le quotidien, et puis il y a de temps en temps des actes forts qui sont posés. Et je crois que Pierre Frogier, il a posé un acte fort, comme on dit, et il a eu l'audace de le faire. C'est l'audace d'un chef, au bon sens du mot, et je crois qu'aujourd'hui, il peut être un homme heureux, ce soir, parce qu'aujourd'hui, les deux mille personnes qui étaient là, ils lui ont dit : d'accord, banco, on y va, on y va comme ça avec toi.
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