Déclaration de vote portant organisation de l’enseignement primaire

Si nous pouvons nous satisfaire d’une nouvelle organisation des cycles d’enseignement avec notamment la création d’un cycle 3 école-collège et qu’enfin, alors que nous formulons cette demande depuis plusieurs années, l’enseignement s’ouvre aux langues océaniennes au-delà des langues Kanak. Nous vous rappelons toutefois que nous tenons particulièrement au maintien du caractère facultatif de l’enseignement de ces langues.

De même,  concernant  la mise en place d’écoles bilingues Français/Kanak prévue dans cette délibération, nous sommes attachés au fait que l’ouverture de telles écoles soit conditionnée par la demande des parents et qu’elle ne soit en aucun cas imposée ou obligatoire.

Par ailleurs les élèves et en particulier les plus jeunes à l’école primaire ont besoin d’être épanouis et reposés pour mieux apprendre et comprendre en classe. C’est pourquoi nous sommes totalement défavorables à limiter le temps des récréations. Il nous semble opportun que ce temps ne soit pas fixé par une délibération du congrès mais qu’il soit prévu par l’équipe enseignante de chaque école au sein d’un règlement intérieur. A ce sujet, des projets intéressants sont développés au sein de certaines écoles calédoniennes dans le cadre de leur liberté pédagogique. Vous l’aurez bien compris, tous ces projets demandent indéniablement plus de 15 minutes !

L’article 4 pose un caractère « exceptionnel » au redoublement et son plafonnement. Nous sommes défavorables à limiter si fortement l’accès au redoublement. Cela induit que des élèves en difficultés persistantes ne disposent pas du temps nécessaire pour s’épanouir, avant de se lancer dans l’apprentissage de nouvelles notions. Il faut donner du temps à ceux de nos jeunes qui en ont le plus besoin. C’est ainsi qu’on pourra notamment diminuer le taux d’illettrisme trop important en Nouvelle-Calédonie.

Mais surtout, cette délibération prévoit un certain nombre de dispositions qui devaient être travaillés par un comité de pilotage composé notamment de représentants du corps enseignant. C’est ce à quoi le gouvernement s’était engagé dans le protocole d’accord signé par les différentes parties, à l’issue de la grève des enseignants le 20 novembre dernier.

Force est de constater qu’il n’en fut rien et que cette délibération porte des mesures non concertées, mais surtout cette délibération est illégale car ne respectant pas les délais réglementaires, vous l’aurez compris, les élus du groupe les Républicains Rassemblement- MPC voteront contre cette délibération.