Historique

Le Rassemblement, RPCR, Rassemblement Pour la Calédonie dans la République est né RPC (Rassemblement Pour la Calédonie) officiellement le 17 juin 1977, lors d’une réunion regroupant plus de 5000 personnes dans l’enceinte de l’ancien stade- vélodrome Georges Brunelet au Motor Pool. Il a gagné son R de République quelques mois plus tard à la suggestion de Jacques Chirac, fondateur le 5 décembre 1976 du RPR métropolitain  (Rassemblement pour la République) lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie. Devenu Rassemblement –UMP, suite à la création de ce mouvement en Métropole en 2003, il est aujourd’hui  localement la principale composante du parti « Les Républicains » qui a succédé à l’UMP en 2014.

Ainsi, sous des intitulés divers, la Rassemblement occupe, depuis bientôt 40 ans, un  espace central dans la vie politique calédonienne.

Créé par Jacques Lafleur quelques mois après la première revendication d’indépendance formulée en 1975 par l’Union Calédonienne, le Rassemblement a eu pour vocation première de regrouper les forces politiques alors dispersées, favorables au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République : l’Entente Démocratique et Sociale (EDS) présidée par Roger Laroque, le Mouvement Libéral Calédonien (MLC) dirigé par Jean Léques,  le Parti Républicain et le Mouvement des Jeunes Giscardiens représentés par Pierre Maresca et Jacques Saez, entre autres, l’ Association des indigènes calédoniens et loyaltiens français d’Auguste Parawi Reybas ainsi que différentes associations communautaires,bwallisienne ,futunienne, asiatique et polynésienne.

Très vite, le mouvement s’est imposé comme la première force politique du Territoire, supplantant l’Union Calédonienne, majoritaire jusqu’aux élections territoriales de 1977.

C’est ce puissant rassemblement, sous la direction de Jacques Lafleur, qui a permis de faire face aux graves événements qu’a connus la Nouvelle-Calédonie à partir de 1981 et plus particulièrement  pendant la période 1984-1988, marquée par des affrontements meurtriers entre les communautés.

La poignée de mains entre Jacques Lafleur, président du RPCR et Jean-Marie Tjibaou, Président du FLNKS à l’Hôtel Matignon, sous l’égide du Premier Ministre Michel Rocard , a ouvert la voie à la signature des Accords de Matignon-Oudinot en 1988, rétablissant la paix civile sur le Territoire et initiant une perspective de développement économique, de rééquilibrage et de partage des responsabilités politiques entre les différentes communautés. Ces Accords, arrivés à terme en 1998, ont été prolongés à cette date par l’Accord de Nouméa pour une durée de 20 ans, marquée par la poursuite de la politique de développement et scandée par les transferts de compétences de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie avec, au terme du processus, un référendum d’autodétermination prévu en 2018.

Le Rassemblement a été présidé par son fondateur Jacques Lafleur depuis sa création en 1977 jusqu’en 2005. C’est l’actuel Président Pierre Frogier qui a pris sa succession. Partenaire historique des Accords de Matignon- Oudinot et de Nouméa avec le FLNKS et l’Etat, il reste un acteur incontournable de la vie politique calédonienne. Ses représentants  sont engagés, aujourd’hui comme par le passé, dans la défense des intérêts essentiels des Calédoniens. Partisan du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République Française, le Rassemblement propose un troisième accord à travers un projet de société permettant aux différentes communautés de partager ce destin commun voulu par les pères historiques des Accords.