Ils vont compter en 2018 !

Tour d’horizon des personnalités qui s’apprêtent à marquer l’année. Article ACTU.NC paru le 1er mars 2018

Pierre Frogier, loyaliste devant l’éternel

Reconnu pour sa capacité à parler aussi bien avec les indépendantistes qur les responsables nationaux, Pierre Frogier est écouté et joue déjà un rôle primordial cette année. En témoigne la polémique autour des propos de la mission parlementaire, alors qu’il enjoint l’Etat à clarifier ses ambition pour le territoire depuis décembre. Ou encore les craintes autour du G10, en écho à son refus d’y prendre part tant qu’il ne s’agira pas de discuter d’un avenir dans la France, considérant que rien ne peut être garanti en cas d’indépendance. La patron du Rassemblement est encore prêt à défendre un 3è accord dans la France, mais en attendant, il continuera à lever toute ambiguïté.

Virginie Ruffenach, en ordre de bataille

Fidèle au poste, la secrétaire générale du parti loyaliste historique s’attachera à déployer tous les moyens du Rassemblement pour offrir une victoire de grande ampleur aux partisans du “maintien dans la France”dans un climat apaisé. Au delà des Calédoniens convaincus, Virginie Ruffenach est déterminée à emmener l’appareil militant qu’elle pilote, à la rencontre de ceux qui sont les moins affirmés. Avec une loyauté sans faille, c’est aussi tourné vers l’avenir qu’elle continuera de positionner le mouvement pour le préparer à la reconquête en 2019. Si l’inéligibilité d’Harold Martin est confirmée par la Cour de cassation, l’enseignante de physique-chimie pourrait d’ailleurs troquer l’estrade pour un siège à la province Sud dès cette année.

Thierry Santa, pour des débats apaisés

Si un autre loyaliste ne vient pas lui griller la politesse, l’élu du Rassemblement pourrait bien briguer un 4e mandat à la tête de la première institution du territoire. Maître reconnu dans l’art du consensus, sa conduite des débats au congrès sera déterminante lors de l’examen des textes essentiels qui seront votés cette année, en particulier l’arrêté fixant la date de la consultation sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Résolu, Thierry Santa usera de tous les moyens dont il dispose pour préparer la consultation et “faire en sorte de rester dans la Paix pour exprimer nos opinions”. Dès mars, une plateforme collaborative apolitique sera proposée par le Congrès à la société civile qui pourra ainsi “partager ses avis et ses idées autour de 2018 et de l’après”.