Lettre aux Calédoniens

La liste des partis ou groupements habilités à participer à la campagne référendaire vient d’être établie et il me revient l’honneur de présider le groupement « Les Républicains – Rassemblement- Mouvement Populaire Calédonien ».

C’est bien un honneur mais surtout une responsabilité.

Certains sont désorientés face aux divisions dans la famille « loyaliste » et je le comprends. La situation est finalement le reflet de divergences politiques de fond concernant l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

D’un côté, les leaders de Calédonie Ensemble se sont égarés dans un labyrinthe sans issue, essoufflés à courir derrière les indépendantistes, engageant avec eux des alliances contre nature. Ils cèdent à des compromissions allant bien au-delà d’un quelconque dialogue.

J’en veux pour preuve l’absence d’engagement de Calédonie Ensemble pour que le mot «indépendance» apparaisse dans la question référendaire ou encore l’exposé des motifs sur la date de la consultation, à charge contre la colonisation qu’ils ont tenté de nous imposer.

Enfin, la charte des valeurs, qui n’a été qu’un coup politique visant à enjamber la consultation du 4 novembre, a été ignorée par une écrasante majorité des Calédoniens. Le seul objectif de Calédonie Ensemble : être l’unique partenaire de négociations des indépendantistes, quel qu’en soit le prix. Ces démarches méprisent les électeurs loyalistes. Nous ne pouvons passer sous silence cette stratégie de trahison qui affaiblit la Nouvelle-Calédonie française.

De l’autre côté, Les Républicains Calédoniens (LRC) font, de manière quasi-obsessionnelle, de la « feu plateforme » leur principale cible, en lieu et place du projet d’indépendance qui devrait évidemment être notre adversaire commun. Sonia Backes clame la clarté. Elle devrait joindre la parole aux actes.

En effet, elle dirige un mouvement dénommé « Les Républicains Calédoniens » mais engage ses troupes dans la nouvelle mode macroniste locale, « En Marche ».

Difficile donc de s’y retrouver dans ce contexte où la principale préoccupation de nos deux partenaires Calédonie Ensemble et Les Républicains Calédoniens consiste à se disputer l’étiquette La République En Marche (LREM)!

 

Loin de ces manœuvres d’appareil, je peux vous assurer que notre groupement, comprenant le partenaire historique « Rassemblement-Les Républicains », signataire de tous les Accords et le « Mouvement Populaire Calédonien », incarné par son vice-président, Gil Brial, a un objectif qui s’impose au premier rang de nos priorités : convaincre que le 4 novembre il faut résolument voter NON à l’indépendance. Car contrairement aux affirmations dangereuses de certains, cette consultation n’est pas jouée d’avance ! Le pire serait de la banaliser et d’en minimiser les conséquences.

Sur la liste électorale référendaire, 20 % des électeurs ont moins de 30 ans et leur mobilisation n’est pas acquise. Au sein de nos populations, le nombre de personnes indécises est encore trop grand. Notre responsabilité à tous est donc décisive pour obtenir cette large mobilisation le jour du vote et ce NON MASSIF à l’indépendance, vital pour une Nouvelle-Calédonie dans la France.

Vous pouvez compter sur nous pour mener une campagne honnête et de vérité que les Calédoniens méritent. Nous devons refuser l’indépendance, qui est une rupture définitive avec la France. Vous pouvez être sûrs que c’est en toute transparence et avec la plus grande détermination que nous mènerons avec vous cette campagne pour ce référendum qui engage notre avenir.

Virginie Ruffenach
Présidente du groupement Les Républicains
Rassemblement – Mouvement Populaire Calédonien