Non à l’inscription automatique des seuls Kanak sur la liste électorale générale

Au lendemain de la marche du Rassemblement Indépendantiste et Nationaliste (RIN) demandant l’inscription automatique des seuls Kanak sur la liste électorale générale (LEG) de la Nouvelle-Calédonie, le Rassemblement-LR tient à apporter les précisions suivantes :
Lors du dernier comité des signataires du 7 novembre 2016, notre mouvement a affirmé “qu’il privilégiait la démarche volontaire d’inscription sur les listes électorales” prévue aujourd’hui par loi et qu’en tout état de cause, nous souhaitions “qu’un traitement identique soit réservé à l’ensemble des natifs Calédoniens.”
Lors de ce Comité des signataires il a également été décidé :
– d’informer les Calédoniens non-inscrits sur la liste générale de la Nouvelle-Calédonie que cette non inscription empêche leur inscription sur la liste référendaire. Cette information était prévue par le biais d’un courrier adressé par le Haut-commissaire et d’une campagne de communication et de proximité mise en œuvre par l’État.
– de faire une véritable évaluation du nombre de Calédoniens qui sont dans cette situation (non-inscrits sur la liste générale de la Nouvelle-Calédonie) sans distinction d’origine.
Ce travail a été mise en œuvre conformément aux décisions du comité des signataires dès le mois de décembre 2016 et c’est le groupe de travail sur les questions électorales, placé sous la responsabilité du Haut-commissaire, qui a suivi les différentes opérations.
Les membres du RIN font partie de ce groupe de travail comprenant l’ensemble des groupes politiques de la Nouvelle-Calédonie !
Les travaux du groupe de travail ont d’ailleurs déjà permis d’identifier 4628 Kanak et 4097 personnes de statut de droit commun non-inscrites sur la LEG. Chacune de ces 8725 personnes a été invitée à effectuer les démarches d’inscription sur la LEG.
Ces travaux se poursuivent et ils doivent faire l’objet d’un point de situation lors de la prochaine réunion du groupe de travail au début du mois d’août.
Par ailleurs, un avis du Conseil d’Etat a été sollicité afin d’évaluer la faisabilité de l’inscription automatique.
Dans ces conditions, nous considérons que la démarche du RIN ne constitue qu’une nouvelle surenchère à l’approche de l’échéance de 2018. Nous les appelons à plus de responsabilité vis à vis des enjeux qui nous attendent afin de ne pas apporter davantage de divisions au sein de la société Calédonienne dans le contexte de la sortie de l’Accord de Nouméa.