Pas de Budget 2018 pour la Nouvelle-Calédonie pour la première fois depuis 27 ans

Les partis signataires de la déclaration commune du 15 juin 2017 (« Pour une Nouvelle-Calédonie dans la France et dans la paix ») tiennent à dénoncer – ensemble – les conséquences du blocage des institutions.
Cette situation est due au fait que le plus petit groupe du Congrès présidé par Sonia BACKES (6 élus sur 54) a décidé que le seul membre du gouvernement qui relève de son autorité (sur 11) ne devait pas apporter sa voix au candidat de la plateforme, Philippe GERMAIN.21
Ils essayent ainsi d’obtenir par un blocage institutionnel ce que les Calédoniens leur ont refusé sur le terrain du suffrage universel lors des élections législatives et sénatoriales.
Faute pour le nouveau gouvernement de pouvoir entrer en fonction, l’ancien gouvernement demeurant compétent uniquement pour la gestion des « affaires courantes », et ne disposant plus en son sein de responsable du Budget, Philippe DUNOYER ayant dû démissionner, l’ensemble du processus budgétaire pour 2018 est à l’arrêt.
C’est la première fois depuis 27 ans que la Nouvelle-Calédonie devra fonctionner sans que son Budget ait été voté.
Aujourd’hui, il est certain que le gouvernement ne pourra pas déposer le budget sur le bureau du Congrès avant le 15 novembre ni, a fortiori, permettre au Congrès de le voter avant le 31 décembre.
Il faut à présent se rendre à l’évidence : le blocage irresponsable du gouvernement a désormais des répercussions sur le fonctionnement de toutes les institutions et, au-delà, pénalise l’activité économique et l’emploi, faute pour la Nouvelle-Calédonie de pouvoir adopter son Budget d’investissement.
A un an d’une échéance capitale pour l’avenir de notre pays, celles et ceux qui s’amusent à ce petit jeu après avoir perdu deux élections successives prennent une lourde responsabilité devant les Calédoniens.