Pierre FROGIER – “J’invite à la réunion de notre famille politique”

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, François Fillon, le candidat de la droite et du centre, a été éliminé. Nous l’avons soutenu avec conviction et je veux remercier, sincèrement, celle et ceux qui, lui ont apporté leurs suffrages.

Au deuxième tour, il nous faudra choisir. Et ce qui doit guider notre choix, c’est l’intérêt de notre pays, la France, et l’intérêt de la Nouvelle-Calédonie.

Pour la France, l’extrémiste du Front National apporterait malheurs et divisions. Son programme économique nous amènerait à la faillite. Mais l’absence de ligne idéologique claire de M. Macron, ne lui permettra pas, non plus, de mener à bien les réformes dont la France a besoin.

Pour la Nouvelle-Calédonie, il revient à chacun d’entre nous de réfléchir, en conscience, à ce qu’il y a de mieux pour notre avenir et celui de nos enfants. Ce qu’il a de mieux pour nos enfants, c’est de réussir la sortie de l’Accord de Nouméa et nous exigeons, comme nous le faisons depuis tant d’années, que l’Etat assure, partout et en tout lieu, la sécurité de chacun.

C’est de nous opposer à une sortie conflictuelle de l’Accord de Nouméa.

C’est d’être capable de porter, à Paris, la solution partagée que nous défendons parce que c’est la seule qui nous permettra de vivre ensemble, dans la France.

Mais je constate aussi que, pour la première fois, depuis trente ans, aucun des deux candidats présents au second tour, n’est issu d’une des deux familles politiques qui ont conçu et mis en oeuvre les accords de Matignon et de Nouméa.

Soutenir une candidate qui s’est toujours opposée à l’Accord de Nouméa et qui a combattu cet accord de paix. Ou apporter notre soutien à un candidat dont les positions sur la Nouvelle-Calédonie sont floues et évolutives et qui, de surcroît, a qualifié la colonisation de “crime contre l’humanité“. Ce serait trahir notre histoire et nos convictions.

Face à ce bouleversement, notre assurance, c’est de pouvoir compter sur une majorité à l’Assemblée nationale,qui soit attachée au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Les Républicains sont les seuls à pouvoir nous apporter cette garantie et seuls à pouvoir réunir une majorité au ParlementLes 11 et 18 juin, lors des élections législatives, vous aurez, de nouveau, l’occasion de faire entendre votre voix.

Dans ce contexte, j’invite, enfin, à la réunion la plus large de notre famille politique, pour évaluer ensemble la situation et adopter une position commune afin de renforcer la cohésion des partisans du maintien de la Calédonie dans la France.”