Pierre FROGIER propose de supprimer les 2ème et 3ème referendums

Pierre FROGIER annonce son intention de déposer une proposition de loi constitutionnelle pour éviter les deuxième et troisième référendums si le NON à l’indépendance est largement majoritaire le 4 novembre prochain. Retrouvez la vidéo et le texte complet de son allocution ci-après.

Oui ou non à l’indépendance. C’est le choix que nous devrons faire dans quelques jours. C’est le choix d’une vie. C’est un choix décisif.

C’est la France ou c’est l’indépendance. Vous devrez réaffirmer votre appartenance à la France ou au contraire, votre décision de vous séparer d’elle.

Nous allons donc nous prononcer, le 4 novembre et le lendemain personne ne pourra faire comme si rien ne s’était passé. Il y aura un avant et un après 4 novembre.

Au lendemain du scrutin, plus rien ne sera comme avant.

Les électeurs se seront prononcés librement et leur choix s’imposera à tous.

D’autant que chacune et chacun d’entre nous aura eu le temps de la réflexion.

Ce referendum arrive au terme d’un processus de trente ans et, dès l’origine, les termes du choix étaient connus.

En 1988, Jacques LAFLEUR signe les accords de Matignon, pour que la Calédonie reste dans la France. Et Jean-Marie TJIBAOU, les signe, lui, pour qu’elle devienne indépendante.

10 ans plus tard, quand nous signons l’Accord de Nouméa, nous le faisons, nous, pour construire un destin commun dans la France et les indépendantistes le font pour que la Calédonie accède à la pleine souveraineté.

Nous avions alors, chacun, trente années pour convaincre.

Tout au long de ce parcours semé d’embûches, jalonné de périodes de doute et de déception, nous nous sommes attachés, pour notre part, à bâtir le vivre-ensemble dans la France mais dans le respect de l’identité de chacun, au risque parfois d’être incompris dans notre propre camp.

Alors que les indépendantistes n’ont poursuivi qu’un objectif:

celui d’écarter toujours plus de non-kanaks des listes électorales de façon à obtenir l’indépendance non par adhésion mais par défaut.

Le 4 novembre, ce débat sera tranché.

Je vous demande, donc de vous mobiliser pour que le résultat soit clair et significatif.

Il faut que le NON à l’indépendance soit massif Il faut que ce soit un grand NON.

Lorsque nous aurons rejeté massivement l’indépendance , nous devrons veiller à ce que ce résultat ne nous soit pas confisqué.

Il ne servira à rien de poser la même question par référendum une deuxième et une troisième fois.

En conséquence, je déposerai une proposition de loi constitutionnelle de façon à écarter ces référendums. Cette proposition pourra être examinée lors de la réforme constitutionnelle qui doit être soumise, prochainement, au Parlement.

Par ailleurs nous exigerons que toute solution institutionnelle d’avenir ne puisse s’inscrire que dans la France mais dans le respect des convictions de chacun.

L’Accord de Nouméa a été signé pour 20 ans et ce référendum en est l’aboutissement.

Le 4 novembre au soir, nous aurons enfin levé l’hypothèque de l’indépendance qui pèse sur nous depuis des années.

Et par une ironie de l’Histoire , ce sont les indépendantistes eux-mêmes qui, par leur obstination à exiger ce référendum binaire et par leur refus d’accepter un nouvel accord, auront permis, enfin de «purger l’indépendance»