Réaction de Pierre FROGIER suite au XVème comité des signataires

Le XVème Comité des signataires s’est réuni lundi 7 novembre à Paris sous la présidence du Premier ministre, Manuel VALLS et avec   les  responsables politiques calédoniens.

Lors de cette rencontre primordiale pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, le président Pierre FROGIER a fait une déclaration marquante.

Il y regrette tout d’abord le temps perdu pour négocier la sortie de l’Accord de Nouméa.

« Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

C’est la question qui me vient à l’esprit alors que s’ouvre ce second comité des signataires de l’année 2016 et que nous sommes à tout juste deux ans, du referendum prévu par l’Accord de Nouméa. »

« Ne fallait-il pas, plutôt – malgré nos divergences – rechercher, ensemble, une solution institutionnelle durable, novatrice, susceptible d’être adoptée par le plus grand nombre ? »

« Je me suis heurté au refus de ceux qui estimaient que c’était trop tôt, de ceux qui estimaient qu’il ne fallait en aucun cas contrarier le processus de l’Accord, enfin de ceux qui considéraient que c’était à la majorité issue des élections provinciales de 2014 de prendre l’initiative. »

Pierre FROGIER rappelle la position ambiguë de l’Etat qui n’a jamais précisé la finalité des travaux engagés par les experts, dont il reconnaît  néanmoins la qualité.

« Je ne conteste pas la bonne volonté des uns et des autres, mais je regrette que le partenaire de l’accord que vous incarnez, n’ait pas pris une part plus résolue à l’émergence d’une nouvelle solution. «

« Je ne mets pas en cause les compétences, ni la qualité des experts et je reconnais même l’excellence de leur travail mais – encore une fois – à quoi tout cela va-t-il servir et quel est l’objectif que vous poursuivez ? »

En citant le Premier ministre lors de son allocution devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, Pierre FROGIER affirme qu’une  autre solution que le référendum “pour ou contre” de sortie de l’Accord reste possible.

« L’hypothèse d’une solution alternative au référendum de sortie, a été plusieurs fois envisagée et évoquée.

Faut-il vous rappeler, monsieur le Premier ministre, que devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, vous avez déclaré que “La consultation sur l’accession à la pleine souveraineté, par sa nature même, ne construira pas un consensus miraculeux et qu’il est donc indispensable de ne pas se limiter à cet horizon.” »

Le Président du Rassemblement-LR s’inquiète de la tenue d’un referendum-couperet prévu par l’Accord de Nouméa qui n’apportera pas de solution concrète pour l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et clivera nos populations