Thierry Santa : Pourquoi j’ai quitté le groupe de négociation “sur le chemin de l’avenir”.

Les raisons qui m’ont incité à quitter le groupe de négociation « sur le chemin de l’avenir » sont de deux ordres.

Sur la forme d’abord,

  • Je ne participerai à aucune négociation de nouvelle solution avant que les Calédoniens ne décident de leur avenir lors du référendum du 4 novembre prochain. Or, les membres de ce groupe ont décidé de s’engager en rédigeant et signant les conclusions de leurs travaux. Ainsi, compte tenu des sujets évoqués (processus de décolonisation, organisation institutionnelle, citoyenneté, rééquilibrage), il s’agit, en réalité, de travailler sur un nouvel accord.

Sur le fond ensuite,

  • Les indépendantistes remettent désormais en cause la solution de l’ONU qui prévoit que la Nouvelle-Calédonie sera retirée de la liste des pays à décoloniser dès lors que les populations intéressées auront librement choisi un statut ;
  • Les indépendantistes refusent de discuter d’une évolution du gel du corps électoral ;
  • Les indépendantistes refusent de revenir sur la clé de répartition des ressources fiscales entre les provinces qui, aujourd’hui, est très défavorable à la province Sud ;
  • Les discussions concernant la représentation au congrès, la répartition des compétences entre les provinces et la Nouvelle-Calédonie et le mode de fonctionnement du gouvernement tournent au dialogue de sourds ;

La complaisance de Calédonie Ensemble et de Gaël YANNO face à des exigences indépendantistes absolument inacceptables font de ce groupe de négociation un objet politique dangereux.

Il est de mon devoir de me retirer de ces négociations qui ne correspondent ni à mes valeurs républicaines, ni à ma vision d’une Nouvelle-Calédonie en paix et prospère. Il est de mon devoir de m’engager à convaincre les Calédoniens de voter massivement « NON » à l’indépendance le 4 novembre 2018.

Thierry SANTA

Membre du conseil politique du Rassemblement-LR